De la littérature noire essentiellement francophone ... mais pas que. Je suis bibliothécaire et je lis aussi beaucoup d'albums jeunesse pour les lectures à voix haute auprès des plus jeunes. Vous découvrirez donc des albums qui m'auront particulièrement séduite. Et puis aussi quelques one shot BD ou romans graphiques. Blog sans autre prétention que de vous faire partager les lectures du moment que j'ai aimées ainsi que leurs auteurs.
vendredi 9 avril 2021
Le cercle de Finsbury
lundi 6 juillet 2020
Matière noire, un roman policier à l'efficacité redoutable
Le roman
Paru le 7 novembre, aux editions Cosmopolis, 464 pages, 19,95 euros
Juillet 2017.Une région. Deux disparitions.
Après une nuit en discothèque, la jeune Inès Ouari ne donne
plus signe de vie.
Marion Testud, elle, n'est jamais rentrée de son jogging
matinal.
Sur leurs traces, deux enquêteurs aux profils atypiques :
Karim Bekkouche, chef de la BAC de Saint-Étienne, flirte avec les limites et
prend tous les risques pour retrouver Inès. Jacques Canovas, journaliste
parisien et ex-flic des Renseignements généraux, couvre la disparition de la
joggeuse.
Tous deux ont des raisons personnelles de parvenir à leurs
fins.
D'un bout à l'autre du pays, les pistes se croisent tandis
que de vieux meurtres énigmatiques refont surface. Deux hommes confrontés,
lancés dans une course contre la mort à pleine vitesse dans les abysses de la
terreur panique.
L'auteur
Ivan Zinberg est capitaine de police et
romancier.
Il est l'auteur des thrillers "Jeu
d'ombres" (2014), "Étoile Morte" (2015) et "Miroir
Obscur" (2017) aux éditions Critic. En 2019, il publie son quatrième roman
"Matière noire" chez Cosmopolis.
La chro de Flo
Karim Bekkouche est un policier
stéphanois, issu des cités. Chef de groupe à la Bac, il est un jour contacté
par Anissa Ouari, originaire de la même cité que celle qui l’a vu grandir. Sa
fille Inès a disparu et si la jeune fille était fugueuse, cette disparition ne
lui ressemble pas.
Karim, surnommé Bek, va mener l’enquête
et va sonder les coins les plus sombres de la ville de Saint-Etienne voire
au-delà pour tenter de retrouver Inès.
L’auteur a su éviter les personnages
caricaturaux : pas de flics violents, torturés par une histoire
personnelle catastrophique, pas de gros coups de gueule, ni de menaces, aucune
violence ni physique, ni verbale, bref, un flic « normal », avec ses
forces et ses faiblesses. Il est d’origine maghrébine, considéré comme un
traître dans la cité qui l’a vu grandir. C’est un flic humain, intègre, qui
souffre d’être séparé de sa femme et de son fils. Certes, il s’est emporté,
mais n’a pas sombré, a simplement continué à faire ce qu’il savait faire.
Jacques Canovas est un ancien des RG,
veuf et accessoirement journaliste pour Meurtre Hebdo ; il a besoin de
donner un sens à sa vie depuis que sa femme est décédée.
Deux hommes qui vont se rencontrer,
guidés avant tout par le souci de la vérité, une intuition pour l’un, une
promesse pour l’autre, puis par les découvertes. Ces deux personnages masculins
sont particulièrement crédibles et attachants et sont pour moi à l’origine de
la réussite totale de ce roman policier.
Pas de coups tordus, de scènes
scabreuses, de révélations alambiquées. Non, Ivan Zinberg nous décrit le
travail quotidien, précis, des différentes unités qui entrent en jeu
lorsqu’arrive une affaire sordide, sur fond de drogue, de prostitution, de
meurtres avec agressions sexuelles, de tueurs en série.
Son talent est de mêler la fiction avec
des faits divers avérés, s’étant déroulés principalement en Rhône-Alpes et
d’ancrer son récit dans la réalité politique récente (nous sommes en été 2017,
Emmanuel Macron est président).
Des cités stéphanoises à des quartiers
qui cachent bien leur jeu, Ivan Zinberg nous livre une ville bien loin de celle
dont on nous vante le renouveau, capitale du design à la française.
La plaine du Forez est un territoire de
jeux nocturnes, moi qui en conservais le souvenir d’une zone plutôt paysanne,
giboyeuse, certes déflorée ces dernières décennies par les constructions
pavillonnaires, l’autoroute, les zones commerciales. Ivan Zinberg la transforme
en lieu mortifère, où les boites de nuit sont le lieu de chasse de tueurs.
À la
lecture, je me suis sentie totalement embarquée dans l’histoire. Par moments, c’est
comme si j’avais eu une place dans la voiture à l’arrière avec Karim, Luc, ou
Jacques. À d’autres, j’ai eu l’impression de me retrouver dans un
documentaire, tellement la fiction faisait écho à la réalité.
Bref, un polar parfaitement maîtrisé, à
l’intrigue captivante de bout en bout, aux chapitres de plus en plus rythmés et
aux personnages terriblement humains. Une véritable réussite !!
En bonus, le département de la Loire en carte
lundi 30 mars 2020
Benzos
paru le 14 novembre 2019 aux éditions Taurnada, 222 p., 9, 99 euros.
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| Crédit photo : © Cécile Plessis |
La Chro de Flo
lundi 2 mars 2020
Miracle
La chro de Flo
Solène Bakowski est une auteure que j’ai rencontrée pour la première
fois en mai dernier, lors de la première édition de l’Escargot Noir à Sens.Une fois de plus, je me suis laissée happer par l’histoire de Laure, jeune femme à qui les médecins diagnostiquent une tumeur au cerveau avec une espérance de vie de 2 à 3 ans.
Les mois qui se sont écoulés ensuite n’étaient pas opportuns à un retour, mais le temps est enfin venu de restituer mon avis à travers ces quelques lignes.
Le lendemain, dès l’aube, elle surfe. Le reste de la journée, elle ramasse des coquillages. Le surlendemain, elle accueille ses nouveaux stagiaires pour la semaine, leur montre les rudiments, et continue à ramasser ses coquillages. Idem le jour suivant, surf, élèves, cours, flots, vagues, embruns, vent dans ses cheveux, la sidération comme un couvercle sur ce décor. Et des coquillages. Beaucoup de coquillages.
Quand le nombre de sept-cent-trente est atteint, elle les verse dans un grand bocal transparent. Les trois-cent-soixante-cinq suivants, elle les peint en rouge. C’est du rab, pense-t-elle en les transvasant dans le bocal. La troisième année.
Elle en retire ensuite trois, trois petites coquilles qui tiennent dans sa paume, et elle les met dans un autre bocal, vide celui-là. Ding. Ding. Ding. Trois jours ont passé depuis l’annonce.
Le bocal des terminés. Le bocal des à venir.
Sept-cent-trente jours, et trois-cent-soixante-cinq supplémentaires. Pour la troisième année dont, peut-être, l’existence lui fera l’aumône.
Ding. Ding. Ding.
vendredi 7 février 2020
Lésions intimes
Aujourd’hui, chef de projet, il vit à Saint-Vallier avec sa femme et leur fils.
Après la publication d’une saga spatiale "Projet Sapience" (2017), il signe Lésions Intimes, un thriller contemporain.
mercredi 6 novembre 2019
La trahison des Jacobins de Jean-Christophe PORTES
Mais une autre mission l’éloigne de ses recherches lorsqu’un policier, qui s’intéressait à une affaire de corruption dans l’entourage de Danton, est retrouvé assassiné. Ce n’est que le premier d’une série de meurtres qui continue avec celui de la femme de chambre de Marie-Antoinette et qui laisse présager le pire.
Entre trahisons, complots et espionnage, Dauterive va devoir mener une nouvelle enquête à haut risque. À l’heure où se prépare l’invasion des Tuileries, il va devoir choisir son camp… et tenter de survivre
La Chro de Flo
L'auteur
mercredi 23 octobre 2019
La lame

Dans une France proche et obscure à la cité de La Solidarité, quartiers nord de Marseille : l'officier de PJ Simon Mardikian découvre le cadavre ravagé d'une jeune prostituée noire, Joy, alias Queen, sans identité définie. Son enquête sur les réseaux mêlant drogues, migrants et traite d'êtres humains ne fait que commencer.
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| Saint-Maur en Poche - Juin 2019 |
Outre ses romans, il a publié plus d'une quarantaine d'essais, documents et livres illustrés, sous diverses identités.
mardi 15 octobre 2019
L’inconnue de l’équation
lundi 7 octobre 2019
L'important n'est pas la chute
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| Salon L'escargot Noir, à Sens, Mai 2019 - Avec Guillaume Ramezi à gauche et Laurent Malot à Droite sur la photo |















